Traîne pas trop sous la pluie – Richard Bohringermardi 2 février 2021 à 20:30

Traîne pas trop sous la pluie – Richard Bohringer

Théâtre de Cusset

« L’écriture est la seule vérité. Être vertical. Jeter les germes de l’amer. Trouver le son qui fera rebondir. L’inspiration court comme un nuage. Vite et sans remords. Le désespoir d’écrire devient cristal. Ecrire. Dieu païen, aide ton serviteur. Donne-moi l’oiseau bariolé. Celui qui aide à souffler la page blanche. Ma révolte. Mon drapeau d’amour. Je suis pas un gars de la syntaxe. Je suis de la syncope. Du bouleversement ultime. Je me fous du verbe et de son complément. Faut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ca file du bonheur les mots. » Richard Bohringer.

Chaque soir, Richard Bohringer réinvente, retrace toute une vie d’écriture, de passions, d’amours et de tendresse. Un voyage au pays de sa mémoire, un road-movie dédié à l’Afrique, aux amis, morts ou vivants, aux femmes, à l’alcool, aux errances. Tel un boxeur sur le ring, l’émotion à fleur de peau, il nous fait voyager au travers de ses propres textes, dans cette atmosphère que lui seul sait créer. Entre chaque texte, l’improvisation a toute sa place.

Auteur & mise en espace : Richard Bohringer.

—————– INFORMATIONS PRATIQUES —————–

Durée : 1h45
Tout public à partir de 12 ans

EN TÊTE À TÊTE AVEC RICHARD BOHRINGER

Le 2 février, Richard Bohringer offrira au théâtre de Cusset un seul en scène puissant, adapté de son roman “Traîne pas sous la pluie”. Une histoire narrée par cette voix aussi grave que jubilatoire, un texte de vie et de partage qui ne ressemble qu’à cet artiste toujours étonnant.

#QCMag : pourquoi avoir écrit ce livre puis l’avoir mis en scène ?
Richard Bohringer : je n’en sais rien… Oui j’ai encore la chance de ne pas savoir pourquoi je fais les choses. Beaucoup sont obligés de faire les choses pour gagner leur vie, dans un métier bien moins agréable que le mien, alors je ne veux pas faire l’enfant gâté en expliquant la profondeur de mon regard ou d’une vie. Je n’ai pas envie non plus de donner une raison humano-humaniste pour expliquer ma curiosité. J’essaye juste, peut-être, d’être un bonhomme au plus proche de moi et des autres…

#QCM : qu’est-ce que raconte ce moment de scène ?
RB : ça raconte un regard, même pas un point de vue, un regard sur les choses, sur l’existence, partagé, j’en suis persuadé, par le plus grand nombre. Je suis l’entonnoir, je prends tout, puis je le rends. Si ce texte parle aussi de ma vie, je ne suis moi que grâce à vous, et finalement la somme d’une mémoire commune.

#QCM : vous revenez donc là où tout a commencé, le théâtre, qu’est-ce qui vous fait vibrer sur scène ?
RB : la relation, qu’on n’a pas au cinoche. Sur scène ça sent le bois, la feutrine, le rideau, puis il y a les humains. On s’auto embarque c’est très très plaisant !

#QCM : pour beaucoup vous êtes cet homme engagé, vibrant, hurlant parfois, c’est un besoin ou une fatalité ?
RB : un besoin le plus souvent, de temps à autre une fatalité... Beaucoup de vies sont injustes aujourd’hui. Pas la mienne non, mais il y a tellement de raisons de s’engager universellement aujourd’hui, face à des sujets tous plus injustes ou scandaleux.

#QCM : vous avez été chanteur dans les années 80 aux côtés de Nougaro, avec Grand Corps Malade récemment, réalisateur, acteur doublement césarisé, auteur. Y-a-t ’il encore quelque chose que vous souhaitez accomplir ?
RB : les voyages que je n’ai pas encore faits, ça, ça me manque beaucoup ! J’aimerais aussi refaire des choses déjà faites mais en mieux. Ce n’est pas un regret mais une forme de lucidité. Le désir de faire les choses de continuer à pousser à découvrir, c’est celui de rester en vie, de rester le plus longtemps possible.

#QCM : qu’aimeriez-vous qu’on retienne de vous et de votre carrière ?
RB : c’est très compliqué... Ce qu’on voudra bien ! Ah oui je suis en accord avec moi-même en disant ça, je suis content d’avoir trouvé cette réponse (rires).

Tarifs et Billetterie

21€ - 18€
Normal
17€ - 14€
Abonnés
18 € - 15€
Cussétois