Les Fatals Picards + Léondi │ Festival Nuits d’Hiver #1vendredi 21 février 2020 à 20:30

Les Fatals Picards + Léondi │ Festival Nuits d’Hiver #1

Espace Chambon

Les Fatals Picards sont de retour avec un neuvième album et une tournée durant laquelle ils comptent bien défendre haut et fort cette trilogie qui leur va comme un gant : le rock, l’humour et la chanson française. Ce nouvel opus sera l’occasion de s’interroger avec décalage sur l’impact des interdits alimentaires dans une vie de couple, la vie révolutionnaire après la mort des idéaux, le boom des fêtes médiévales en France, le suicide dans le monde agricole, les films X des années 80, le couple et le temps, le suprémacisme blanc, ou encore la collusion entre business etterrorisme en milieu moyen-oriental…

« Il est désormais temps de le clamer haut et fort : Les Fatals Picards ont écrit l’histoire du rock !!! Oui… bon… en tout petit… avec un crayon HB… dans les toilettes des garçons du collège Pierre Brossolette du Perreux-sur-Marne… et c’était y’a longtemps… » – Les Fatals Picards

—————– INFORMATIONS PRATIQUES ————————

Durée : env. 2h
Tout public à partir de 10 ans
assis – debout

Tarifs et Billetterie

30€
Plein tarif
27€
Tarif réduit

Ce 21 février, le Festival Nuits d'Hiver #1 va s’embraser sur les rythmes et l’énergie débordante du groupe Les Fatals Picards. De retour avec un neuvième album “Espèces menacées”, le quatuor qui ne ressemble à aucun autre, y mêle encore avec brio, rock, humour et chanson française. Le guitariste et co-parolier Laurent Honel a pris le temps de répondre aux questions pour #QCMag.

#QCMag : souvent décrite comme inclassable, comment expliquer la musique des Fatals Picards ?

Laurent Honel : elle est... inclassable ! Mais sinon, on a l’habitude de dire que pour l’énergie on a le cahier des charges du rock et pour les textes celui de la chanson humoristique et engagée.

#QCM : dans votre répertoire, vous passez de titres complètement déjantés comme “Sucer les cailloux” ou “Punk à chiens” à “Morflé”, parlant avec tendresse du temps qui passe à deux, ou du portrait touchant des Sdf du “Canal Saint-Martin”. Vous êtes de grands sensibles ou des punks incontrôlables ?

LH : les deux ne sont pas incompatibles. Nous sommes inspirés par Renaud ou Brassens qui jouaient déjà très bien sur les deux registres. On pousse sans doute l’exercice plus loin avec les Fatals, car dans notre héritage il y a aussi du rock alternatif, Les Nuls et les Monty Python, Desproges... On remarque juste que les chansons drôles ne passent pas en radio mais les tristes oui.

#QCM : “Gros con” dénonçant les violences faites aux femmes, “Béton armé” rappelant le financement de Daesh par un grand groupe français, votre hymne du “Combat ordinaire”, faut-il forcément être révolté pour faire des belles chansons ?

LH : forcément non mais la révolte est un moteur, c’est certain. Moi je suis indigné contre un milliard de choses et la chanson est le vecteur d’expression de ces révoltes. En fait, l’art n’est jamais qu’un pansement sur une blessure, pour consoler ceux qui le font et ceux qui le reçoivent. Mais pour faire de bonnes chansons, il faut déjà bien les construire et c’est ce qu’on s’efforce de faire depuis 20 ans.

#QCM : vous venez jouer à Cusset dans une petite (mais très chaleureuse) salle de l’Allier, votre concert se prépare différemment par rapport aux grandes salles ou festivals ?

LH : évidemment quand tu es en festival devant 15 000 personnes c’est galvanisant, et puis sur la scène de l’Olympia on donne l’impression à nos proches d’avoir un vrai métier, mais on perd aussi la proximité avec notre public. Franchement, ça ne change rien et on s’en fout. On a des souvenirs pourris dans des grandes salles et des instants géniaux dans des petites et vice-versa.

Interview réalisée par Bénédicte Rollet