Cusset

Parcs et sources

Qui se souvient que Cusset fut une ville thermale dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec une trentaine de sources, un établissement thermal et un hôtel pour recevoir les curistes pour lesquels furent plantés des parcs agréablement aménagés de kiosques et de buvettes ? Aujourd’hui, le promeneur découvrira encore un certain nombre de pavillons de sources, à l’ombre des frondaisons des cours et des parcs du Chambon, parcs dans lesquels les équipements thermaux ont cédé la place aux équipements ludiques pour les enfants.



 

LES PARCS

Le parc du Chambon :

Ancien moulin du Chambon (parc du Chambon, rue du Faubourg du Chambon)

Les moulins ont représenté à Cusset, depuis le Moyen Age jusqu'au milieu du XXe siècle, l'une des principales, sinon la principale activité économique de la ville et de toute la vallée du Sichon. Les abbesses en étaient propriétaires, et dès le XVe siècle, elles avaient fait aménager un dérivé du Sichon, le bief, qui traversait la ville depuis le faubourg de la Barge, et qui a été couvert en 1955. Le moulin des Cours (angle de la rue des Moulins et du cours Lafayette), qui fonctionnait depuis le XVe siècle, est le dernier à avoir cessé son activité en 1960 ; bâti à l'intérieur de la ville, à côté de la tour du Bateau et contre le rempart, il était fortifié.

En entrant dans le parc du Chambon, à gauche se trouve la maison du meunier, et à droite la minoterie de 1808 jouxtant une partie plus ancienne du XVIIIe siècle sur laquelle on voit encore le monte-sac et son balcon de bois abrité par un auvent de tuiles.

 

Le parc du Millénaire :

Dans le cadre des festivités organisées pour célébrer le passage à l’an 2000, fut inscrite la réhabilitation d’une partie du parc du Chambon, celle qui s’étend sur la colline de la Vernière, avec la restauration des escaliers qui devaient mener à la ferme modèle projetée dans les années 1925 par Paul Baudecroux, l’aménagement paysager du site, l’installation de sculptures sur le thème des quatre éléments réalisés par Gilles Anzur et Laurence Castanié en lave émaillée. Le nouveau parc fut inauguré le 27 mai 2000 et reçut alors le nom du parc du Millénaire.

En juillet 2016, le parc du Millénaire s'offre une cure de jouvance. Le premier niveau du parc a été entièrement revu et pensé afin d'en faire un véritable lieu de vie, de promenade et de bien-être. Entre parcours sportifs et de loisirs, un équipement fait pour séduire toutes les générations.

 

Le parc Andreau :

C'est dans le parc du Chambon que jaillit la première source du même nom en 1818. La source du Chambon ayant été détruite par une crue en 1846, Jean Andreau la réaménage en 1898 et créée la Compagnie d'exploitation de la source Andreau du bassin de Vichy-Cusset.

Huit sources jaillissent dans le parc du Chambon (appelé aujourd'hui parc Paul Baudecroux) qui est aménagé pour les curistes. Le pavillon de la source Marie-Antoinette est toujours visible dans le parc Paul Baudecroux.

Le parc de la rue Antoinette Mizon :

Antoinette Mizon est décédée à Cusset le 20 décembre 1721, à l'âge d'environ 74 ans ; elle était veuve de Jean de La Chaise, sieur des Graves, conseiller du roi, lieutenant au bailliage de Cusset. Par un acte daté du 17 septembre 1717, elle fit don à l'hospice de Cusset du domaine des Graves, du champ de Darcin (quartier en bordure de la rive droite du Sichon, en allant en direction de Vichy) et du domaine de Meunière (au pied de la côte des Justices, à la sortie de Cusset en direction de Molles). En 1904, la commune de Cusset décida d'honorer la mémoire de cette généreuse donatrice en donnant son nom à l'une des principales artères de la ville.

En 1980, la commune a acquis un domaine allant de la rue Antoinette Mizon à la rue du Bief qui permit l'aménagement en 2004 d'un parc reliant la rue au Tribunal de commerce, parc dans lequel fut installée une stèle en hommage aux déportés en 2008.

 

LES SOURCES

C'est dans le parc du Chambon que jaillit, en 1818, la première source du même nom . 6 sources sont mises au jour lors des forages de 1844. 24 autres sources sont découvertes entre 1891 et 1900. La Compagnie fermière de Vichy demande alors une extension du périmètre de protection des eaux de Vichy.

La source du Chambon ayant été détruite par une crue en 1846, Jean Andreau la réaménage en 1898 et crée la Compagnie d'exploitation de la source Andreau du bassin de Vichy-Cusset. Huit sources jaillissent dans le parc du Chambon (appelé aujourd'hui parc Paul Baudecroux) qui est aménagé pour les curistes. Le pavillon de la source Marie-Antoinette est toujours visible dans le parc Paul Baudecroux.

En 1935, le domaine est vendu en deux parties, l'une à une société pharmaceutique, la "Société Pointet et Compagnie", l'autre à Paul Baudecroux, ingénieur chimiste clermontois, inventeur du rouge à lèvres "Rouge Baiser". Ce dernier crée la "Société d'hygiène dermatologique de Vichy" qui fabrique dentifrice et autres crèmes à base d'eau minérale. Il achète donc les sources de Cusset afin de créer un établissement thermal. Mais ses projets sont stoppés par la guerre. Il n'aura eu le temps que de faire construire deux tours dans le parc, en référence à la cité fortifiée que fut Cusset, ainsi qu'un majestueux escalier qui devait conduire à une ferme modèle.
Mais l'établissement thermal le plus important était celui de Sainte-Marie (angle rue de la République-rue Antoinette Mizon), construit en 1852 et abandonné après l'incendie de l'hôtel du même nom en 1879, ne pouvant faire face à la concurrence de Vichy...

Plusieurs pavillons de sources se trouvent aux abords de la ville, comme :

  • Marie-Thérèse, construit en 1830 par Rose-Beauvais.
  • Mesdames (avenue de Vichy) qui doit son nom à Mesdames Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV; elles vinrent prendre les eaux à Vichy en 1785 et en profitèrent pour faire des promenades jusqu'à Cusset, faisant aménager dignement un chemin boueux qui prit le nom d'allée Mesdames. La source (17°), forée en 1848, fut ainsi baptisée après avoir porté le nom de Presles.

En centre ville même, plusieurs pavillons sont encore visibles, entre autres :

  • Élisabeth et Sainte-Marie (rue de la République) ; la source Élisabeth (15°), forée à l'initiative de l'hôtel-dieu, est la plus riche en bicarbonate de soude et manganèse du bassin thermal ; la source Sainte-Marie, exploitée à partir de 1849, est très riche en fer.
  • Tracy (13°), (cours Tracy); forée en 1845, elle est abritée sous un pavillon métallique typique de l'architecture thermale Art Nouveau.
  • Lafayette (cours Lafayette), forée en 1878.

 

LES PUITS

Le puits à l’angle de la rue du Général Foy

La maison était dotée de l’eau courante grâce à un puits intérieur (visible par la fenêtre de l’opticien aménagée à cet effet).

Le puits de Meunière (chemin des Combes)

Le puits circulaire est couvert d'une dalle dont l'inscription gravée nous apprend que cette pierre a été placée le 21 août 1875 par Hubert Colombier, alors que Sarraillier était conseiller d'arrondissement et maire de Cusset, et que les habitants de Meunière ont droit au puits, ayant participé aux réparations.