Cusset

Histoire

Remontons le temps…

De l’époque gallo-romaine à aujourd’hui, de nombreuses étapes ont marqué la ville de Cusset. Une des particularités de la ville a été ses fortifications, réalisées par Louis XI au XVe siècle. A ce moment précis de l’histoire, c’était la première fois qu’en France, un système de défense aussi sophistiqué était réalisé. Cusset, au fil du temps…

A l'époque gallo-romaine

Des témoignages archéologiques (poteries, hypocauste - système de chauffage par le sol) attestent une présence romaine au centre de Cusset et celle d'un oppidum gaulois sur les hauteurs.

 

 

 



 

Au Moyen Age

En 886, Eumène, l'évêque de Nevers, fonde une abbaye bénédictine de femmes qui devient très puissante et dont les domaines ne cesseront de s'accroître au cours des siècles.

L'abbesse obtient de Philippe le Bel le droit de fortifier la ville au XIIIe siècle (fortifications qui seront détruites lors de la guerre de Cent ans) : Cusset devient alors en 1184 "ville royale" et en 1318 l'une des 13 "bonnes villes d'Auvergne" (ces villes représentaient aux États d'Auvergne le Tiers État).

Suite aux problèmes posés par les mercenaires durant la guerre de Cent ans, le roi Charles VII souhaite créer une armée de métier. Mais des seigneurs (dont Jean II de Bourbon et le propre fils du roi, le futur Louis XI) se soulèvent contre lui, craignant que cette armée ne coûte trop cher et surtout qu'elle leur enlève leur puissance politique, car désormais ils ne nommeront plus les "gens d'armes".

Charles VII résiste et la paix est signée à Cusset le 17 juillet 1440. De là est née la légende des "chiens verts" : le roi Charles VII aurait montré à son fils les canons de la ville en lui précisant "Voici mes fidèles chiens verts", des canons gardiens de la ville, réalisés en bronze qui verdissent avec le temps.

Devenu roi, Louis XI fait reconstruire des fortifications autour de Cusset, par le maître d'œuvres Vauzy de Saint-Martin, de 1476 à 1483 ; elles s'étendent sur 1420 m de pourtour, sont flanquées de quatre tours, percées de quatre portes. Cette forteresse est novatrice et représente le prototype de la fortification moderne, pouvant répondre aux attaques de la nouvelle artillerie à boulets métalliques.

À l'époque moderne

En 1662, les Etats d'Auvergne étant supprimés, Cusset est rattachée à la généralité de Moulins.

Le Charolais est annexé en 1678 au royaume de France, ce qui fait perdre à Cusset son rôle de ville frontière et rend inutile la ceinture de fortifications.

À la Révolution, les ordres monastiques étant supprimés, l'abbaye ferme ses portes et la commune acquiert les bâtiments en 1793 pour abriter l'hôtel de ville et le tribunal.

En 1800, Cusset est encore la grande ville de la région avec ses artisans, ses commerçants animant les foires les plus importantes des alentours.

À l'époque contemporaine

Dans les années 1840, de nombreuses sources sont forées. Un établissement thermal est ouvert en 1853, mais l'incendie de l'hôtel attenant est fatal au développement du thermalisme.

De nombreuses usines s'implantent, comme des papeteries, des filatures (dont celle des Grivats où est tissé le fameux tissu "Vichy" à carreaux rose et blanc). Une gare (aujourd'hui désaffectée) est ouverte au début du XXe siècle pour desservir la montagne bourbonnaise.

En juillet 1940, les marins du ministère de la Marine, repliés de Paris, s'installent au moulin du Chambon. Certains restèrent à Cusset ; surnommés les "marins du Sichon", ils gèrent depuis 1972 un centre de préparation militaire de la Marine.

De 1960 à 1977 est menée une rénovation urbaine ; les quartiers anciens, insalubres, sont démolis. La Ville acquiert la dernière maison à pans de bois pour y installer l'Office de Tourisme.

Le début du XXIe siècle voit la mise en chantier de travaux d'urbanisme améliorant le cadre du cœur de ville :

  • en 1993, la reconstruction de la salle des fêtes du Chambon (suite à un incendie criminel) et le réaménagement du parc ;
    en 1994, la reconstruction de la maison de retraite médicalisée ;
    de 1992 à 2006, le réaménagement de la place Victor Hugo, la reconstruction du théâtre, le pavage des rues de la Constitution et Saturnin Arloing ;
    à partir de 2012, le réaménagement des cours.